"Si on n'échappe que rarement à son passé, on n'échappe jamais à son destin"


YAN LE VERNOY

Un roman est une rencontre. Quelques mots et une histoire, l’alliance est certainement possible. Elle est même désirable.
Dans une salle d’interrogatoire, Gabriel dévoile son histoire. Mais l’histoire a des tiroirs, et dans les tiroirs, d’autres tiroirs. Alors oui, c’est vrai que le passé profite du désordre et revient encore une fois le mordre. Et oui, Gabriel n’a pas une très bonne mémoire. Et oui, il y a le monde de la finance, impitoyable de brutalité, mais dans ses tiroirs, vous découvrirez également une jeune femme. Une jeune femme au talent singulier, ainsi qu’un jeune homme qui a du mal à s’exprimer.
Et dans ce puzzle, au fil des pages, les pièces s’emboiteront.
Mais n’oubliez pas le décor. Le décor est un personnage à part entière et en Amérique, il y a des veines et des artères, il y a donc du pétrole et du sang qui coulent. C’est consubstantiel au pays, comme disent les experts en tout et n’importe quoi. Et puis, au détour d’une page, il y aura une larme et des peaux qui frémissent. Et tout au long de ce voyage, vous aurez chaud. Parce que Miami a chaud. Terriblement chaud.
Et peut-être même attraperez-vous la mouche. Parce qu’il faut que je vous dise, Il y a une mouche aussi. Et dans la vie d’un homme, une mouche, ça peut changer une vie !
Un roman, ce sont des mots et une histoire. Mais un bon roman est une mélodie. Une musique, un refrain, il doit coller aux plafonds de vos nuits. Un ton, un rythme et la respiration qui s’emballe. Jusqu’au dernier mot, jusqu’au dernier soupir, c’est une danse ou un tango. Une glissade, diront certains.
Des mots et une histoire et ce miracle dans l’écriture qui doit de toutes ses forces transformer l’encre en désir.

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